La lune au petit matin à La Londe-les-Maures

Quels sont les meilleurs périodes pour semer, tailler, repiquer, planter, ou récolter ?

En fonction de l’espèce concernée, et des aléas météo du moment, il n’est pas facile de savoir exactement quand faire quoi. Si l’on ajoute le facteur lune à toutes ces considérations, le casse-tête peut paraître complètement insoluble. Et pourtant !!!

1 – Les périodes propices (principes de base)

Pour vous aider à mieux comprendre les périodes idéales pour effectuer vos travaux de jardinage, le plus simple est encore de savoir pour quelle raison il serait pertinent d’effectuer telle tâche, à tel moment plutôt qu’un autre. La lune étant un élément complémentaire à une bonne compréhension du cycle de vie des différents végétaux.

Je résume ici à titre d’introduction les différents éléments à prendre en compte vis à vis des différentes opérations principales de jardinage.

(a) Les semis

De manière générale, pour les végétaux qui ne sont pas originaires des régions équatoriales(semis possible toute l’année à la chaleur, et l’humidité), ou de l’hémisphère sud(cycle inversé par rapport au nord), se font soit au printemps pour les végétaux se développant jusqu’à l’automne(majorité des végétaux), soit à l’automne pour ceux qui se développent durant l’hiver. Il existe des exceptions, notamment pour les plantes vivaces, et certains arbres, dont la graine, ou le noyau aura besoin de subir une période de froid pour pouvoir germer. Ceux ci pourront être mis en route durant l’hiver, pour une levée au début du printemps, à la faveur de jours plus longs, et de la hausse des températures diurnes.

Nous semons également en hiver certains légumes d’été originaires de régions tropicales, et dont la dormance est longue à rompre, par exemple l’aubergine.

Hors ces exceptions, l’automne et le printemps sont des périodes ou les températures sont douces, sans pics de chaleurs, ni de froid rigoureux, et surtout, régulièrement arrosées d’ordinaire sous nos latitudes et donc idéales pour les semis.

Ces conditions conjuguées à l’arrivé du froid, et le raccourcissement des jours à l’automne, et inversement au printemps (chaleur+jours longs), favoriseront la levée et le développement respectif des végétaux hivernaux, ou estivaux.

Par conséquent si l’hiver se prolonge, et qu’il fait encore sec et froid au mois d’avril, mieux vaudra reporter un peu les semis, bien que ce soit habituellement le printemps « officiellement parlant ». Suivant la même logique, si l’automne se révèle chaud et sec, reportez un peu vos semis d’hiver, autrement il sécheront, et le peu qui réussiront à partir auront du mal. Patience donc, et surtout observation objective.

(b) Le repiquage, et les plantations

Les repiquages se font habituellement en fin de printemps pour les plantes estivales, le sol est alors suffisamment réchauffé en profondeur pour que les racines de ces végétaux puissent commencer leur travail d’infiltration du sol pour pouvoir y puiser eau, et éléments nutritifs minéraux. Les jours plus long et les températures notamment nocturnes en hausse favoriseront une reprise vigoureuse, tant que les fortes chaleurs ne viendront pas freiner ce développement.

Les plants s’épanouissant en hiver, préférant un sol frais et des températures plus froide se repiqueront quant à eux logiquement en fin d’automne.

Pour les plantations, le principes est très similaire, les plantes vivaces, et les arbres au feuillage persistant sont de préférence plantés au printemps. Nous plantons également durant cette saison les annuelles qui fleuriront pendant l’été. Ces types de plantes développent à la fois parties aériennes, et racines en même temps(croissance), puis ce développement cesse à la chaleur de l’été, au profit de la production de fleurs fruits, et graines. Dans la nature, ces graines, et noyaux passe l’hiver sans germer(période de dormance), avant de s’activer lorsque la météo, et le sol se réchauffent.

En ce qui concerne les arbres et vivaces à feuillage caduque, ainsi que les annuelles à floraison hivernale, il est judicieux d’en effectuer la plantation en automne. Le froid, et les jours courts feront refluer la sève dans les racines des plantes caduques, l’arbre, ou la plante protège ainsi son système racinaire, et reposant sa partie aérienne qui se dénude.

La pleine lune. Photo: Pixabay

(c) Le cas épineux de la taille

Je me souviens de mes débuts avec un sécateur avec beaucoup d’amusement. En pratique, donner un coup de cisaille n’est pas bien compliqué. Pourtant il ne m’était pas facile de savoir à quel moment intervenir, et j’ai parfois fait de malencontreuses erreurs qui m’ont servi de leçon. En d’autre terme, je ne comprenais pas suffisamment le cycle de vie des végétaux pour pouvoir effectuer une taille adaptée en fonction de ce cycle, et à ce titre efficace.

Pour simplifier, il faut comprendre, suivant l’espèce à tailler, quand à lieu sa montée de sève, quand à lieu son repos végétatif éventuel, et par conséquent se poser de bonnes questions telles que :

– à quel type de plantes ai-je affaire(vivace, annuelle, bisannuelle, caduque, persistante, hivernales, ou estivales) ?

– quel évolution logique la plante va-t’elle prendre à telle période(fructification, floraison, croissance, ou repos végétatif) ? Et

– au regard des réponses aux question précédentes, quel incidence (négative, ou positive)aura mon coup de sécateur sur la suite naturelle des événements ?

Si l’on néglige tous ces paramètres fondamentaux, l’influence lunaire ne changera en rien un résultat médiocre, voire désastreux.

En résumé, et toujours pour simplifier un peu les choses, deux entre-saisons sont idéales pour entreprendre une taille. Il s’agit de la fin de l’hiver/début de printemps période à laquelle nous pouvons tailler les plantes caduques qui vont bientôt reprendre leur croissance.

Pour les végétaux persistant, ainsi que les caduques fleurissants au début du printemps(parfois avant l’apparition du feuillage), nous interviendrons fin d’automne/début d’hiver, les tailles effectuées en cette période ne doivent pas être trop sévère, le but sera ici de réduire de moitié les pousses de l’année, en essayant de maintenir une silhouette générale élégante.

La taille hivernale est quant à elle à proscrire, à l’exception des plantes équatoriales d’intérieur qui pourront être taillées à ce moment là, sous conditions qu’elles ne soit pas en fleurs, ou en bouton.

Enfin la taille estivale est déconseillée, exception faite des fleurs fanées, que l’on peu supprimer afin de favoriser une remontée florale. La suppression de branches encombrantes, ou poussant de manière anarchique est possible, et envisageable.

Pour finir, le prélèvement de segments à bouturer peut s’effectuer au printemps, et en été(périodes propices au bouturage).

3 – Et la lune dans tout ça ?

Ces principes généraux concernant taille, semis, et plantation doivent toujours primer sur la considération des phases du cycle lunaire, cependant, l’importance de son influence n’est absolument pas négligeable. Beaucoup de jardiniers, certains très expérimentés, vous diront que c’est un détail, ou qu’il s’agit d’une croyance populaire.

C’est faux, du moins ce n’est pas ce que j ‘ai pu constater personnellement. L’expérience, et des années de pratique, lors desquelles j’ai pu effectuer ces différents travaux avec, et sans la prise en compte de l’influence de notre satellite, m’ont clairement démontré que les résultats obtenus était globalement, et largement meilleurs lorsque j’ai tenu compte de ce fameux facteur lune.

De plus, celui-ci n’est absolument pas un casse-tête supplémentaire aux principes généraux déjà bien compliqués. Dans les 3/4 des cas, attendre une lune favorable ne fait qu’avancer, ou reporter de quelques jours la tâches que vous vous êtes fixée à une période donnée.

Bien sûr, si vous voulez tailler avant l’arrivée imminente des gelées, et que la prochaine lune favorable tombera au beau milieu d’une période où le froid sera présent, tant pis, n’attendez pas, et taillez ! En revanche si la météo s’annonce clémente, patienter une dizaine de jours ne changera pas grand chose pour vous, et la plante ne court pas de danger à attendre encore un peu d’être taillée.

Le but, et l’idéal, est de savoir anticiper bien en avance les travaux que vous souhaitez réaliser, et ainsi définir une date d’intervention à laquelle la lune sera bénéfique, et correspondante à la période à laquelle il est souhaitable d’intervenir. Cependant, si des considérations majeures liées aux principes de bases énumérés ci-avant, vous empêchent d’effectuer la tâche prévue pour tel jour, vous pouvez très bien déroger aux bonnes dispositions de la lune, et avancer l’opération, ou si cela est possible la reporter à un moment ou l’astre nocturne vous sera à nouveau favorable. Soyez flexible par rapport à ça.

4 – Jardiner avec la lune, quels principes élémentaires ?

Lune décroissante. Photo: Pixabay

En préambule, il faut connaître un peu le mouvement lunaire, et ses différentes influences suivant les stades de son cycle, afin de pouvoir en faire bénéficier judicieusement vos cultures diverses, et variées. Il existe donc tout un vocabulaire « lunaire » avec lequel il convient de se familiariser afin de pouvoir bien décrypter les phénomènes et ainsi œuvrer en parfaite osmose avec la lune.

Dans un premier temps, apprendre à repérer les phases lunaires, permet de jardiner avec la lune beaucoup plus facilement. Petit tour de lexique….

LUNAISON :

Une lunaison correspond  au temps que met la lune pour faire le tour complet de la terre. Pendant sa révolution autour de notre planète, la lune décrit une orbite dite elliptique. Cela correspond au temps qui passe enter deux nouvelles lunes(29,5 jours)


NOUVELLE LUNE :

On parle de nouvelle lune lorsque celle-ci se situe entre la Terre et le Soleil.
De la lune, nous ne distinguons alors que sa face visible obscurcie puisqu’elle est éclairée par derrière, elle ressemble donc à un disque noir.
Elle est comme invisible depuis la Terre mais pourtant bien présente.


PLEINE LUNE :

Suite à la nouvelle lune, que l’on devine sans la voir à proprement parler, elle se met à « grossir » de jour en jour jusqu’à devenir bien ronde et visible, c’est alors la pleine lune. La lune forme un disque bien blanc et presque parfait.

L’APOGÉE :

Correspond à la période lunaire où la distance entre la terre et la lune est la plus longue, soit environ 406000 kilomètres


La PÉRIGÉE :

Correspond à la période où la distance entre la terre et la lune est la plus courte, soit environ 356000 kilomètres. Traditionnellement, on s’abstiendra de jardiner lors de l’apogée, ou de la périgée.


LA LUNE HAUTE EN COULEUR :


Certains phénomènes lunaires sont désignés par des qualificatifs liés à la couleur.



LUNE BLEUE :


Cette expression désigne la seconde pleine lune qui se produit dans un même mois.
Elle survient uniquement dans le cas d’une année à 13 lunes.



LUNE NOIRE :


On parle de lune noire pour définir un mois qui ne comprend pas de pleine lune.
Elle désigne quant à elle la deuxième nouvelle lune qui survient dans un même mois.



LUNE ROUSSE :


C’est sans doute la plus connue de toutes, surtout par les jardiniers.
La lune rousse correspond à la pleine lune de la lunaison qui débute en avril et finit fin avril/ début mai, c’est en définitive la pleine lune après Pâques.
La lune rousse est ainsi nommée, non pour sa couleur qui reste ordinaire, mais à cause de la couleur que prennent les jeunes végétaux, et les jeunes pousses, brûlées par les gels tardifs de cette époque de l’année.
De nombreux dictons jardiniers font référence à ce phénomène :  « Les gelées de la lune rousse, des plantes brûlent les pousses » bien que les brûlures soient sans rapport avec la lune, ou « Lune rousse sur la semence aura toujours mauvaise influence ».

DIFFÉRENCIER LA LUNE CROISSANTE ET LA LUNE DÉCROISSANTE :

Rien de bien compliqué, nous pouvons en effet les distinguer d’un simple regard grâce à une astuce simple.
Regardez la lune et imaginez vous une ligne verticale qui la coupe en deux.
Si on peut former un « P » minuscule (p), la lune est en « Premier » quartier, donc croissante.
Si on peut former un « D » minuscule (d), la lune est en « Dernier » quartier, donc décroissante.

Lune croissante. Photo: Torange.biz

LUNE CROISSANTE :

Elle est également appelée Lune Jeune.
La lune est dite croissante pendant la période entre la nouvelle lune et la pleine lune.
Pendant une durée de 14,5 jours, le disque lunaire, invisible au départ va de jour en jour se former. Pendant cette période on observe le premier quartier de lune.



LUNE DÉCROISSANTE :

Elle est également qualifiée Lune Vieille.
La lune est dite décroissante pendant la période entre la pleine lune et la nouvelle lune.
Au départ, le disque lunaire est bien circulaire et blanc, puis pendant une durée de 14,5 jours, il se réduit progressivement, de jour en jour.
Pendant cette période, nous observons le dernier quartier de lune.


DISTINGUER LA LUNE ASCENDANTE DE LA LUNE DESCENDANTE :


Là encore, une astuce facile permet de ne pas confondre.
Regardez la lune, notez l’heure et prenez un point de repère fixe, un arbre, un pylône, ou un bâtiment par exemple.
Le lendemain, mais deux heures plus tard que la veille, au minimum, regardez à nouveau la lune et le point de repère pris la veille. Si la lune apparaît plus haut dans le ciel, elle est en période ascendante.
Si inversement elle apparaît plus basse, elle est alors descendante.

LUNE ASCENDANTE :

Définit la position de la lune dans le ciel.
La période où la lune est ascendante dure environ 13 jours, elle est alors de plus en plus haute dans le ciel par rapport à la ligne d’horizon.


LUNE DESCENDANTE :

Définit la position de la lune dans le ciel.
La période où la lune est descendante dure un peu plus de 13 jours, elle est de jour en jour de plus en plus basse dans le ciel par rapport à la ligne d’horizon.

NŒUD LUNAIRE :

La terre est un peu inclinée sur son axe, par rapport à l’axe polaire. Cette inclinaison est appelée « plan de l’écliptique ».
A chaque lunaison, la lune coupe cet axe en 2 points, ce sont les nœuds lunaires.
Pendant la période de lune descendante, lorsqu’elle coupe le plan de l’écliptique, le nœud est dit « nœud lunaire descendant ».
À l’inverse, en période de lune ascendante ou montante, quand elle coupe ce même plan, le nœud est dit « nœud lunaire ascendant, ou montant ». On évite le jardinage à ces périodes là.


ECLIPSE :

La terre se déplace autour du soleil selon un trajet précis appelé « l’écliptique ».
Lorsque les trois astres, lune, terre, et soleil sont alignés sur le plan de l’écliptique cela donne lieu à une éclipse. Si la lune est pleine c’est une éclipse de lune. Si la lune est nouvelle c’est une éclipse de soleil. Le jardinage est déconseillé lors des éclipses.

Une éclipse de lune. Photo: Pixabay

5 – Adapter les tâches de jardinage à la lune

Dans son parcours céleste, la lune passe successivement devant douze constellations, chacune d’entre elles est en correspondance avec l’un des 4 éléments fondamentaux de l’univers, la terre, l’eau, l’air et le feu.

Lorsque la lune passe devant une constellation, elle réfléchit les impulsions reçues du cosmos et influence spécifiquement une partie de la plante, soit la racine, soit les tiges et les feuilles, ou encore les fleurs et les fruits.

Quand la lune passe devant les constellations du Taureau, de la Vierge et du Capricorne, en affinité avec l’élément Terre, les influences cosmiques agissent alors sur le système racinaire des végétaux. Ce sont les jours racines.
Lorsque la lune passe devant les constellations du Cancer, du Scorpion et des Poissons, en affinité avec l’élément Eau, elle a une influence sur les parties aériennes( les tiges et les feuilles) des plantes, ces parties étant gorgées en eau. On parle donc de jours feuilles.
Quand la lune se déplace devant les constellations des Gémeaux, de la Balance et du Verseau, en liens avec l’élément Air, ce sont les fleurs qui seront davantage influencées. Il s’agit des jours fleurs.
Enfin, lors du passage de la lune devant les constellations du Bélier, du Lion et du Sagittaire, en affinité avec l’élément Feu, elle agira sur la formation des fruits et des graines. On parle de jours fruits.
Le calendrier lunaire indique la succession des jours racines, jours fleurs, jours feuilles et jours fruits. Ce type de calendrier est très pratique, et simple d’utilisation, je vous conseille de vous en procurer un. Il vous facilitera les prises de décisions quant aux différentes tâches du jardin.
En fonction de la partie qui vous intéresse le plus dans un végétal, et tenant compte de la partie sur laquelle vous voulez travailler, vous privilégierez donc les jours pendant lesquels la lune accentuera les influences cosmiques positives sur cette partie pour vous en occuper.

La lune n’a cependant pas toujours bonne influence. Certains jours, elle perturbera la croissance des plantes. Ce sont les journées correspondant aux cas vus précédemment (nœud lunaire, éclipse ou passage à l’apogée, ou en périgée). Il vaut mieux alors éviter de jardiner !

En se déplaçant dans le ciel de la constellation la plus basse du Sagittaire, à celle du Taureau, la plus haute, la lune apparaît chaque jour un peu plus haut dans la voûte céleste. Elle est donc dite ascendante. Le pouvoir d’attraction de la lune à ce moment favorise la montée de sève dans les sommités végétales. Cette période est très favorable aux semis, aux récoltes de fruits, de légumes feuilles, légumes fleurs ou légumes fruits. Le prélèvement de greffons, et les opérations de greffage s’exécutent donc logiquement aussi en lune montante.
À contrario, lorsque la lune passe de la constellation du Taureau à celle du Sagittaire, elle est alors descendante. Cette période sera donc très propices aux bouturages, aux divisions et marcottages, aux repiquages et plantations, aux pincements et autres tailles, ainsi qu’aux récoltes de légumes racines. Lors de cette période la sève reflue, et alimente ainsi davantage le système racinaire des végétaux. Dans l’idéal, vous profiterez également de ces quelques jours pour nourrir votre sol ou éclaircir vos semis.

les différentes phases de la lune au fil des mois. Photo: commons.wikimedia

Pour conclure ce sujet « astro-agricole », je remercie chaleureusement Madame Danièlle Ferrant, pour son soutien à Autonomie Jardin, et sa contribution généreuse de 50 Euros, qui contribue à la continuation de ce blog. Merci également pour son commentaire encourageant.

Ben MASON

Contributrice : Mme Ferrant Danièlle

Publié par aj83250

Jardinier autonome, coach, et formateur en éco-jardinage, et en permaculture.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :