Pachystachys Lutea

Le Pachystachys lutea : Le charme exotique d’une beauté sud-américaine

1 – Classification botanique et description

Le panache d’officier, ou plume d’officier sont les noms francophone de cette plante dicotylédone de la famille des acanthacées. Elle est originaire des régions tropicales de l’Amérique centrale, et du sud. Son aire de répartition s’étend du Mexique au Pérou en passant par le Brésil. c’est une plante arbustive pouvant atteindre 2 M de hauteur pour 60 cm de largeur. Chez nous, il dépasse rarement le mètre en hauteur. Ses longues feuilles, persistantes, et bien nervurées, sont d’un vert clair à l’état juvénile, puis virent au vert sombre en vieillissant. Ces tiges sont anguleuses, et ramifient beaucoup. Les sommités florales formes des épis de magnifiques bractées jaunes vives, sur lesquelles se développent de discrètes fleurs blanches incurvées. La floraison, très attractive pour les abeilles, et pollinisateurs peut se prolonger tout au long de l’année dans ses régions d’origines, ou sous une véranda bien exposée.

2 – Un peu d’histoire

Le Pachystachys jaune est notamment appelé chevrette jaune à Tahiti où il fut introduit en 1980, cette appellation locale fait référence à une crevette d’eau douce Thaïtienne . On l’appelle également crevette d’or ou jaune dans les pays anglo-saxons.

La plante fut découverte en Amérique du sud, et décrite pour la première fois en 1847 par un botaniste Allemand(Christian Gottfried Daniel Nees von Esenbeck),puis introduite en Europe à la fin du 19ème siècle. Elle ne rencontre alors aucun succès, probablement à cause de sa sensibilité au froid. Aux cours des années 70, elle revient un peu, mais n’intéresse qu’un public réduit d’amateur de curiosité botanique. Peu à peu à nouveau oublié le superbe épis or et blanc revient en force dans les jardineries vers 2010, on le vend comme une plante d’appartement, ou en tant que plante annuelle pour l’extérieur. Pourtant, le Pachystachys est une plante vivace, mais qui ne résiste pas au froid des hiver Européens, sauf dans les régions littorales douces, et méditerranéennes du sud de l’Europe.

Cette plante est utilisé de façon médicinale chez certaines communautés. Le Pachystachys est ainsi employé pour réaliser des remèdes contre la fièvre, la toux, le rhume et la perte de cheveux. En Inde les racines servent à traiter la pneumonie.

Un superbe épi de bractées jaunes vives lui confère son charme exotique.

3 – Culture, et entretien

Le Pachystachys peut être cultivé en plein soleil, et sous climat doux, il y subira toute fois une période de repos végétatif à cause des journées courtes, et du froid hivernal. Cependant, il préférera les expositions mi-ombragées, et très lumineuses. Il doit être maintenu hors gel durant l’hiver, si il évolue en extérieur, paillez le pied, et couvrez le avec un voile d’hivernage, il peut tenir face à des gelées jusqu’à -7°c, à condition que ces épisodes de gels soit brefs, et que le pied soit bien protéger. Sa floraison sous nos latitudes débute à l’été, et peut se prolonger jusqu’à l’automne si les températures restent douces. Pour encourager la plante à refleurir, coupez les fleurs fanées à une feuille en dessous. Originaire des forets tropicales humides, il apprécie une forte hygrométrie, que l’on peut reproduire en appartement en plaçant la potée sur un lit de graviers, ou de billes d’argile constamment mouillé. Des brumisations régulières avec de l’eau non calcaire lui feront le plus grand bien, mais attention de ne pas asperger les épis floraux.

Durant la belle saison, il faut arroser très régulièrement car la plante aime les sols humifère, frais, et humides. Pour prévenir d’un excès d’eau éventuel, des graviers ou billes d’argile peuvent être placés au fond du pot afin de faciliter le drainage. Lors de son repos végétatif hivernal, ont limite les apports d’eau, la terre doit pouvoir sécher entre deux arrosages. En fin d’hiver, on taille le pied assez court(réduir de moitié en hauteur) afin de l’inciter à ramifier de manière dense sur le bois plus anciens. On obtient ainsi une silhouette plus touffues, et une production d’épis floraux plus importante. En pot, un apport d’engrais organique une fois par mois sera nécessaire(sauf l’hiver) pour nourrir cette plante habituée au sols riches et fertiles des forêts tropicales. Le Pachystachys est sensible aux aleurodes, et à la cochenille bouclier.

Ici un sujet qui a déjà quelques années, et cultivé exclusivement en extérieur.

4 – Multiplication

Le Pachystachys peut être reproduit par semis des graines qui sont contenues dans son fruit en forme de petite capsule(rare sous nos latitudes). Les semis se font à chaud, et à l’humidité en hiver, afin d’être repiqués au printemps. On le sème dans un mélange de terreau et de sable de rivière.

Le bouturage est la méthode la plus simple, et la plus fréquemment utilisée. Il est effectué dans un mélange terreau/sable, et placé à l’ombre, et à l’humidité sous cloche, ou sous un sac plastic. Les boutures racinent dans un délai qui va de 10 à 14 jours.

5 – Autres espèces

Le genre Pachystachys comprend une douzaine d’espèces, dont les2 variantes les plus connues sont :

-Pachystachys coccinea, aux bractées rouges vives, et fleurs vertes

Pachystachys Coccinea Photo: Wikipédia.org

– Pachystachys spicata, qui produit de gros épis de bractées rouge profond

Pachystachys Spicata Photo: Wikipédia.org

Ben MASON

Publié par aj83250

Jardinier autonome, coach, et formateur en éco-jardinage, et en permaculture.

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