Votre jardin 100% naturel : Commencez dès cet automne

Jardin du gîte du passant. Photo Ihacom.ca

Les termes permaculture, jardinage bio, ou écologique, gagne de plus en plus de terrain, bien qu’il semble encore inconcevable pour beaucoup de jardiniers amateurs, trop habitués aux méthodes conventionnelles. Toutefois, certains jardiniers, soucieux de l’environnement, se sont donnés pour objectif de ne faire qu’avec la nature, et ont banni tous produits chimiques, et méthodes néfastes à celle-ci. Peu reviendraient en arrière tant les résultats sont concluants. Mais pour y parvenir, le choix des végétaux adaptés, la régénération du sol, l’adoption de nouvelles habitudes, et une observation constante de l’environnement sont indispensables. La patience est également de mise, car la première année de transition est souvent compliquée, et peu productive. Une bonne raison supplémentaire pour prendre les devants, et débuter dès l’automne.

Diversifiez, et associez vos cultures. Ici, le basilic associé aux cléomes, et aux amaranthes
Photo : Flickr.com

1 – Les bénéfices d’un jardin biologique ?

Un jardin écoresponsable, notamment en permaculture, vous permettra de faire plus ample connaissance avec le sol de votre jardin, afin d’éviter de l’appauvrir par l’emploi d’engrais inadaptés, et coûteux ce qui ne peut que dévaluer le niveau de rendement de votre sol. À titre indicatif, si votre sol est meuble, léger, et de couleur foncée, il s’agit d’un sol humifère(riche en humus), s’il est de couleur plutôt claire, sec, et caillouteux il est alors plutôt de type calcaire.
Sur le plan économique, un jardin naturel se révèle être un excellent outil d’épargne, au regard du prix des terreaux, plantes, engrais, outillage, produits phytosanitaires, et que dire des fruits et légumes bio. En développant une certaine autonomie au jardin, et en optant pour un reclassement du maudit gazon pompeur d’eau en jardin écolo, plus besoin d’aller se ruiner en produits bio dans le commerce. Enfin, c’est une très belle façon de contribuer localement, et à titre individuel à la préservation de l’environnement, et de la biodiversité.

2 – Par quoi commencer ?

Dès cet automne, vous pouvez commencer par un bon désherbage des surfaces que vous désirez cultiver au printemps. Une fois ces espaces définis, et bien désherbés, passez le sol à la grelinette pour le décompacter. Ensuite, deux solutions s’offrent à vous, soit vous ensemencez ces zones avec des engrais verts(recommandé, surtout si le sol est appauvri), ce qui permettra de commencer un travail de régénération du sol, et vous fera un apport de paillage lorsque vous les faucherez au printemps. Vous pouvez également décidé de couvrir vos zones de cultures avec des cartons sans encre ni plastic, et recouvrir le tout des herbes indésirables arrachées, de tontes, et autres déchets verts. Les cartons protégeront le sol durant l’hiver, et empêchera la levée des herbes indésirables. Il sera décomposé au printemps, et vous aurez une surface propre, quasi prête à planter.

Parallèlement à ça, mettez en route votre compost dès maintenant, celui ci prend du temps(6mois à 1 an) à produire un bon terreau de compostage utilisable au jardin. Les nombreux déchets de jardin récupérez durant l’automne, et l’hiver, feront vite du volume à composter, ou à intégrer à vos paillages(compostage de surface).

Repérez d’où proviennent les vents dominants, et entamez la plantation de haies pour protéger vos prochaines cultures. Vous pouvez également plantez des arbres fruitiers aux endroits les plus ensoleillés, ce qui abritera un peu le sol, et les végétaux du soleil estival. Préférez les arbres caduques, ainsi vous bénéficierez d’un bon ensoleillement en hiver. Ces arbres commenceront vite à abriter oiseaux, et insectes, améliorant ainsi la biodiversité sur votre parcelle. L’installation d’hôtel à insectes, et de nichoirs peut également être entreprise dès maintenant.

Les arbres et les haies permettent de tempérer le jardin, et abritent une faune variée.
Photo : Wikipedia.org

3 – Quelles plantes choisir pour un jardin biologique ?

Le choix des végétaux à cultiver au sein d’un jardin propre, et écologique, doit être réfléchi, et effectué avec soin. Ce choix intervient sur la base de la résistance des plantes choisies, aux insectes, aux maladies, mais également à la sécheresse pouvant affecter vos cultures. Une sélection judicieuse, et adaptée vous permettra d’éviter l’usage de pesticides qui même d’origine végétale et naturelle, contiennent des composés toxiques qui ont un impact négatif sur l’ensemble de l’écosystème présent. Le choix des plantes sera donc aussi déterminé par votre situation géographique, exposition, sol, climat, altitude. Observez et inspirez vous en premier lieu ce qui pousse bien aux alentours de chez vous, et préservez les plantes sauvages dans votre jardin, du moins celles qui se montrent peu invasives. Par ailleurs beaucoup de plantes sauvages ont un intérêt culinaire, médicinal, répulsif à nuisibles, ou ornemental, et sont souvent attrayantes pour les pollinisateurs, pourquoi s’en priver ?

Les plantes sauvages, et locales sont adaptées, et préservent la biodiversité
Photo : Wikipedia.org

Après avoir déterminé durant l’hiver les espèces les plus adaptés à votre jardin, vous pourrez en entreprendre les semis, que vous repiquerez au jardin au printemps. Variée les espèces au maximum, et mélangez les le plus possible, afin de rendre les invasions de nuisibles plus compliquées pour eux. Privilégiez les vivaces que vous garderez de nombreuses années, et qui insuffleront beaucoup de vie et de diversité à votre jardin. Pensez également à planter des végétaux couvre-sol aux pied des cultures que vous ne pouvez, ou ne souhaitez pas pailler. Le sol d’un jardin vivant ne doit jamais être à nu.

4 – Quelles habitudes adopter pour réussir mon jardin écolo ?

La réussite d’un jardin vivant, et écologique, passe nécessairement par l’adoption, et l’application de certaines règles ; il s’agit d’éviter l’utilisation des pesticides, même naturels comme la menthe poivrée, efficace contre certains champignons, l’armoise qui est un excellent herbicide, et les décoctions à base de plantes, et huiles essentielles. Ces produits doivent être le dernier recours. En balcon, l’usage très fréquent de ces produits en préventif sera en revanche souvent incontournable, à défaut d’un écosystème complet, et équilibré. De même, dans un jardin de pleine terre, on préférera nourrir le sol plutôt que de biberonner les plantes avec des engrais.
Ensuite, il faut penser à faire soi-même son compost, qui produit un terreau naturel, proche de l’humus des forêts, obtenu sur la base de déchets organiques essentiellement végétaux entassés dans un bac ou en tas sur le sol. Il constitue un fertilisant naturel riche en substances organiques diverses nécessaires aux développement des végétaux, mais aussi à celui des micro-organismes du sol. Afin de préserver cette microbiologie du sol, on s’abstiendra de retourner la terre, et d’utiliser des outils thermiques (essence).
Pour un rendement plus important, la manière d’arroser votre jardin écolo compte également beaucoup, c’est pourquoi la mise en place d’un paillage permanent est indispensable, aussi bien pour conserver l’humidité du sol, et limiter les arrosages, que pour protéger, et nourrir le sol. La récupération d’eau de pluie s’inscrit dans la même logique d’économie, mais avec un plus, résidant dans le fait que l’eau de la pluie ne contient ni chlore, ni calcaire. Installez vos cuves à l’automne, période où elles sont moins sollicitée, vous permettra sans doute de les acheter à un prix plus intéressant qu’au printemps. De plus, elle se rempliront durant l’automne et l’hiver.

Opter pour un jardinage écologique est avant tout le choix d’un mode de vie, en pleine harmonie avec la nature, où l’on privilégie savoir-faire, autonomie, et ressources locales, mais c’est aussi un moyen sain, ludique, et facile d’entretenir à la fois son jardin, la planète, et son état de santé

Un jardin naturel, verdoyant, et vivant est bénéfique pour la santé, le moral, et les finances.
Photo: Flickr.com

Jardiner bio c’est bien, et j’encourage bien sûr tout le monde à s’y mettre. La permaculture quant à elle va plus loin dans cette logique de préservation de la biodiversité, et demande, en tant que philosophie à part entière, une implication personnelle plus importante, et un peu plus de rigueur. Sa mise en pratique est simple, mais il faut patience, et tolérance avec la nature, ainsi que persévérance avec soi-même. En permaculture, vous vous rapprocherez de la nature, et vous éloignerez des jardineries, de grosses économies à la clé. Vous oublierez le jardin bling-bling tracé au cordeau, accueillerez l’exubérance naturelle dans votre jardin, et pourrez ainsi vous émerveiller, chaque jour, et sans payer, de la beauté de la vie qui nous entoure.

Ben MASON

En ce lundi 23 septembre, je souhaite un joyeux anniversaire à Madame Ferrant Danielle, contributrice de la première heure, et soutien actif d’Autonomie Jardin.

Publié par aj83250

Jardinier autonome, coach, et formateur en éco-jardinage, et en permaculture.

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