Il existe différentes rouilles(plus de 200), suivant le type de végétaux, les symptômes diffèrent un peu, mais toutes sont d’origine fongique(due à un champignon). Heureusement, les actions préventives seront donc sensiblement similaires, quelque soit le type de rouille rencontré.

La clé pour s’en prémunir réside dans l’action préventives, il est cependant possible de contrer une attaque de rouille, si celle-ci est identifiée, et traitée rapidement.

Conseils et techniques pour éviter les dégâts, fréquents, notamment sur les rosiers.

Photo : Wikipedia.org

1 – L’identifier

La rouille est une maladie facile à repérer et à reconnaître. La face supérieure de certaines feuilles présente des auréoles rougeâtres à jaunâtres, lorsque l’on retourne la feuille, on découvre, sur sa face inférieure, de petites pustules poudreuses dont la teinte peut varier du beige au brun, mais aussi du jaune au orange.

Les feuilles atteintes peinent à assurer le processus photosynthétique, la chlorophylle étant localement endommagée. Elles finissent par sécher, et tomber. La plante est ainsi affaiblie, les fleurs seront moins nombreuses et plus petites, et la récolte de fruits et de légumes sera donc considérablement réduite. Un ralentissement de la croissance est aussi observé, et l’aspect général de la plante devient inesthétique. Dans les cas les plus sévères, la totalité des feuilles peuvent tomber, mais la survie du végétal est rarement menacée. La rouille est donc une maladie gênante, mais peu dangereuse pour les végétaux.

Ces champignons phytopathogènes sont des parasites ne pouvant se développer que sur un végétal vivant, et dont les espèces sont très spécialisées, au niveau du genre, de l’espèce, ou de la sous-espèce.

Le cycle de vie de ces champignons est complexe, et caractérisé par l’émission successive de plusieurs sortes de spores naissant dans les organes différents.

La rouille sur prunier
Photo: Ephytia.inra.fr

2 – Les actions préventives

En fait, de nombreux champignons(plus de 200) différents peuvent être responsables de ce que l’on nomme « rouille » : derrière ce terme se cachent donc de nombreuses maladies dont les symptômes et les dégâts sont assez similaires.

Le champignon responsable de la maladie se développe surtout durant le printemps et à l’automne. Il est véhiculé par le vent, ou transmis par contact (contamination de plante à plante, outil de jardinage mal stérilisé…). Il survit à l’hiver dans les débris de végétaux infectés (feuilles, épines, pétales, branches…), où il reste en dormance jusqu’au retour du printemps. Il peut alors reprendre son cycle et contaminer de nouveaux végétaux hôtes.

Comme pour d’autres maladies d’origine fongique, on favorisera une bonne ventilation des cultures, notamment en évitant de trop serrer à la plantation. Le risque de développement de ces champignons sera considérablement réduit en prenant soin d’effectuer des arrosages en tout début de matinée. Notez également que les arrosages excessifs, notamment en sol lourd, favoriseront à coup sûr l’apparition de problèmes fongiques de nature diverses.

Dans la même optique de réduction de l’hygrométrie, on s’abstiendra d’arroser le feuillage des plantes.

Il est aussi évident qu’une plante bien nourrie sera plus résiliente face aux attaques fongiques, ou autres. Un compostage de surface, ainsi qu’un paillage organique favoriseront la vie du sol, et optimiseront ainsi le développement d’un système racinaire fort, et sain.

Les symptômes varient sensiblement d’une espèce végétale à l’autre, mais les rouilles sont toutes d’origine fongique
Photo : Pxhere.com

3 – Les traitements curatifs

Le premier réflexe à avoir en cas d’attaque de rouille est de couper les feuilles atteintes et de les éloigner de vos cultures, vous pouvez aussi choisir de brûler ces parties infectées. Il convient ensuite de lutter contre le champignon, en appliquant un traitement antifongique naturel, par exemple une solution à base de lait, ou un traitement végétal comme le purin de prêle, ou encore un traitement à base d’huiles essentiels(ail,origan, ou sarriette).

Les pulvérisation de solution à base de cuivre, ou de souffre, sont autorisés en agriculture biologique en cas de forte infestation.

Ben. MASON

Publié par Ben. Mason

Jardinier autonome, spécialisé en éco-jardinage, et en permaculture.

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7 commentaires

  1. Bonjour Benjamin,
    Ton article tombe à pic car j’ai une petite plante d’intérieur en ce moment, « Oreille d’éléphant, Alocasia sanderiana » , j’avais 4 feuilles et j’en ai perdu une, elle avait des taches brunâtres, ce c’est agrandie et elle a séché, je l’ai coupé mais ça recommence avec une autre! A savoir, cette plante est toujours dans son pot d’origine (plastique) et un cache-pot recouvre le tout. C’est dommage car c’est une belle petite plante.
    Bonne soirée et bon week-end 😉 😊

    Aimé par 1 personne

    1. Bonsoir Stéphane, merci pour ton mot.
      Pour ton alocasia, je pense plus à un excès d’eau qui provoque la nécrose des feuilles, car celles-ci tentent à tout prix d’éliminer cet excès par évapotranspiration. Du coup, si tu coupes une feuille nécrosée, en général celles du bas, la ou les feuille(s) du dessus prend(nnent) le relais, et se nécrose à son tour.
      Je te conseille donc de laisser la feuille se nécroser, et sécher, elle contribuera ainsi à réguler plus rapidement cet excès d’eau au niveau de ses racines.
      Tu devrais également surélever un peu le pot, afin que l’air puisse circuler autour de la motte, de préférence dans un endroit qui soit un peu ventilé. Evites aussi de laisser de l’eau dans la soucoupe durant l’hiver.
      L’excès d’eau est courant en période hivernale car nous avons tendance à maintenir la même fréquence d’arrosage qu’en été, bien que les besoins en eau de la plante s’amoindrissent en hiver, car journée plus courte, et température globalement plus fraiches.
      Quand le terreau aura sécher sur quelques centimètres de profondeurs, tu observera sans doute une reprise timide du développement de la plante à sa sommité, signe que le sol est suffisamment oxygéné. Tu pourras alors reprendre doucement l’arrosage, de façon plus modéré, jusqu’à l’arrivée du printemps (mi-mars) et de journée plus longues pour revenir progressivement au rythme d’arrosage habituel de l’été.
      Si le pot est vraiment petit par rapport au volume de ton alocasia, je te suggère de le rempoter au printemps, dans un pot légèrement plus grand.
      J’espère que tu réussiras à sauver ta plante, donnes moi des nouvelles à l’occasion.
      Je te souhaites une belle soirée
      Benjamin

      Aimé par 1 personne

      1. Effectivement, c’est exactement ce qu’on m’a dit mais je voulais avoir ton avis de spécialiste. J’ai tendance à garder la même fréquence d’arrosage l’hiver comme en été, je vais suivre tes conseils à la lettre et je te donnerais des nouvelles, un grand merci Benjamin 😊🙏🏻

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  2. j’avais déjà des cochenilles que vous m’avez aidé à faire disparaitre ; je vais maintenant m’attaquer à la rouille puisque je vais pouvoir la déceler. On ne s’en rend pas toujours compte tout de suite. C’est vrai que dans la région que j’habite la douceur du climat tout au long de l’année est favorable à la prolifération des champignons. Bonne soirée à vous elienad

    Aimé par 1 personne

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