BAS LES MASQUES !

Non content de s’approprier le rôle de sauveur de l’environnement, le gouvernement Macron nous impose le port du masque en lieux clos, mesure qui s’accompagne sans surprise de la floraison estivale bleue-blanche d’une nouvelle espèce invasive, le Mascus immondis détritus. Cette nouvelle envahissante est semée par des gens qui ne comprennent pas qu’il est inutile de préserver sa santé si on détruit l’environnement par ailleurs.

Retour sur une mesure sanitaire qui dit merde à la planète, et sabote les efforts accomplis pour la diminution des pollutions au plastique.

Mascus immondis détritus, la nouvelle plaie de la planète
Photo : Autonomie Jardin

1 – Lutte contre le plastique à usage unique

Alors que l’Union Européenne avait fait un premier pas en avant dans la lutte contre l’utilisation du plastique à usage unique, la crise sanitaire en a, pour sa part, relancé la consommation.

Pour mémoire, le Conseil Européen a adopté une directive, il y a environ un an, « introduisant de nouvelles restrictions concernant de nombreux produits plastiques à usage unique ». Selon le communiqué de presse du Conseil Européen, « cette directive s’appuie sur la législation existante de l’Union Européenne en matière de déchets ». L’union va également plus loin en imposant des règles plus strictes pour les produits et emballages qui figurent parmi les dix produits qui souillent le plus fréquemment les plages européennes.

Du coup, les cotons-tiges, les couverts, les assiettes, les bâtonnets mélangeurs, les tiges pour ballon, les contenants alimentaires ainsi que les gobelets en polystyrène seront à juste titre interdits à la vente « dès » 2021.

Selon Justine Maillot, Chargée de Campagne Consommation et Production de Zero Waste Europe, « L’objectif de la directive européenne est de mettre fin à la pollution plastique mais pas uniquement. Elle cherche à réaliser une transition vers le réutilisable, plutôt que de remplacer un plastique à usage unique par un papier à usage unique par exemple. Cela n’aurait pas beaucoup de sens ».

Justine Maillot, également Coordinatrice Politique de Rethink Plastic Alliance et membre du mouvement Break Free Some Plastic, précise qu’une loi sur l’économie circulaire a été adoptée en février 2020 pour réduire les déchets et interdire le plastique à usage unique sous toutes ces formes d’ici 2040. La route est encore longue… très longue !

Justine MAILLOT, Coordinatrice Politique de Rethink Plastic Alliance et membre du mouvement Break Free Some Plastic, et Chargée de Campagne Consommation et Production de Zero Waste Europe
Photo : Zerowasteeurope.eu

2 – Les alternatives au plastique

La rapidité de propagation du coronavirus et la peur de la contamination ont fait surréagir l’ensemble de la population, paniquée par des discours alarmistes et des décomptes morbides quotidiens distillés durant deux mois. Prêts à tout pour sauver leur vie, bien des gens se sont précipités sur les gants en plastique, les masques, les flacons de gel hydroalcoolique, ou encore les lingettes désinfectantes.

Cependant, cette surconsommation de plastique à usage unique n’est pas essentielle. Il y a des alternatives. Par exemple, plutôt que de porter un masque chirurgical, il est préférable d’utiliser un masque en tissu, réutilisable après l’avoir lavé dans de l’eau à 60 degrés.

Pensez vous que notre gouvernement, celui qui nous promet l’avènement d’un monde après Covid ultra-écologiste, nous aurait informés, ou encouragés à de telles alternatives ?

La réponse est non ! Le masque en tissu réutilisable, nous explique t’on au ministère des solidarités et de la santé, n’est pas homologué, donc pas fiable. Nous sommes donc priés de nous équiper d’un masque estampillé NF, ou NE, jetable, et anti-écologique.

Dessin satirique paru sur :
Urtikan.fr

« Au sein de Zero Waste Europe, nous travaillons surtout sur les questions des emballages. Cependant, en ce qui concerne les masques et les gants, nous savons qu’il y a peu de mesures qui ont été prises », estime Justine Maillot, tout en précisant que « la directive européenne a tout de même pris en compte la problématique des lingettes. Une question particulièrement importante aujourd’hui, avec la COVID-19, car beaucoup de personnes nettoient leurs surfaces avec ce produit ».

En effet, la directive européenne a renforcé le principe du « pollueur-payeur » avec l’extension du principe de Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Par conséquent, les entreprises continuant de mettre certains produits sur le marché devront contribuer à payer les coûts de gestion de ces déchets tout en veillant à leur recyclage.

« Jusqu’à présent la directive européenne s’est concentrée essentiellement sur tout ce qui concerne la grande consommation plutôt que le secteur hospitalier », a précisé Justine Maillot.

J’ajouterais humblement que le fond du problème n’est pas tant de faire payer le recyclage des déchets récupérés aux producteurs de plastic, mais bien de savoir qui va assumer ce qui n’est pas ramassé et finira donc dans la nature et les océans. En outre qui fera, et comment fera-t’on appliquer cette directive ?

Privilégiez les masques réutilisables en tissu, souvent bien plus esthétiques, et originaux, ceux-ci seront également plus écologiques. Merci à Couleur Verte, et à Mme Italiano pour leur savoir-faire, et la confection de ces masques en tissu
Photo : Autonomie Jardin

3 – Quel avenir pour le bio-plastique ?

Aujourd’hui, les réflexions et les idées pour changer notre mode de consommation tout en protégeant notre environnement sont au cœur de l’actualité, mais pas encore au cœur de nos priorités. Tant que le profit primera, la nature passera toujours au second plan. Nous voulons de la verdure, mais nous obstinons à tout bétonner. Nous ne voulons plus de plastique mais nous voulons que nos produits de consommations restent dûment aseptisés. Nous ne voulons plus d’essence mais ne sommes pas prêts à renoncer à la voiture etc. Du coup, les idées farfelues, et fausses bonnes idées se multiplient.

On parle beaucoup du bio-plastique par exemple, mais est-ce une solution pour limiter la consommation du plastique à usage unique ? J’en doute un peu, raison pour laquelle je milite depuis déjà plusieurs années pour l’abandon de l’usage du plastique dans l’agriculture, et ce quelle qu’en soit la forme ou la provenance. « La plasticulture », au-delà des économies d’eau et de désherbage qu’elle permet effectivement est un parfait non sens écologique. Quoi qu’en disent les défenseurs de la bâche en plastique, il existe des paillages minéraux et ou organique très efficaces, simplement beaucoup d’agriculteurs ne sont pas formés à utiliser les paillages naturels, même en production biologique. Ce type de paillage, usé, une fois enlevé du sol (pour être presque immédiatement remplacé par une autre couche de plastique) laisse beaucoup de fragment dans le sol. J’en retrouve régulièrement sur la nouvelle parcelle que j’occupe, parcelle qui était auparavant cultivé ainsi. Ces fragments sont très difficile à éliminer et polluent le sol durablement.

J’ajoute à ce sujet que le plastique usé de l’agriculture, que ce soit celui utilisé pour les serres, ou celui utilisé en paillage, ne sont que rarement recyclés car leur état d’usure ne permet plus leur retraitement.

Résidus de la plasticulture, ces fragments sont très compliqués à éliminer et polluent durablement les sols
Photo : Autonomie Jardin

Cependant, pour Justine Maillot, il faut bien savoir faire la distinction entre les deux types de bio-plastique existants : les bio-sourcés et les biodégradables. « Pour les plastiques bio-sourcés, la seule différence avec le plastique est sa fabrication. Ils proviennent de sources telles que la canne à sucre ou encore le maïs. Malgré cette différence, leur fin de vie est la même et ils polluent de la même façon », indique t’elle. « En ce qui concerne les plastiques biodégradables, qu’ils soient bio-sourcés ou issus du pétrole, ce sont des plastiques qui, en fin de vie, vont se bio-dégrader selon certaines conditions. En effet, ils sont biodégradables, ou plutôt compostables, uniquement dans un milieu adéquat comme par exemple le compostage industriel ou éventuellement le compostage à la maison en respectant les quantités correctes pour l’équilibre du compostage. »

In fine, si on se penche sur la question environnementale, le plastique biodégradable n’est pas la meilleure solution. « Tout d’abord, le plastique va prendre plusieurs semaines à se décomposer et cela aura des conséquences sur la faune et la flore. De plus, la biodégradation ne sera jamais complète à 100% », précise encore Mme Maillot.

Face à la calamité du plastique à usage unique, les bio-plastiques ne constituent pas une réponse adaptée et durable. « Ce qu’il faut c’est se diriger vers des solutions réutilisables. Surtout pour tout ce qui est produit de grande consommation. », observe la Coordinatrice Politique.

4 – L’environnement sacrifié sur l’autel de la santé humaine

L’épidémie du coronavirus a été si subite, et intense que les bons sentiments environnementaux ont été mis de côté. D’après Pénélope Vincent-Sweet, du réseau Prévention et Gestion des Déchets de France Nature Environnement, « C’est compréhensible, on a eu peur et on nous a fait peur. Le résultat de tout cela est qu’on devient un peu paranoïaque. Par exemple, en ce qui concerne les bouteilles d’eau en plastique, il est recommandé de ne plus utiliser les fontaines d’eau dans les lieux de travail et de distribuer des bouteilles en plastique. ».

Pénélope Vincent-Sweet note également que « c’est sur le plastique que le virus dure le plus longtemps. »

Par ailleurs, il y a eu plusieurs couacs en ce qui concerne la gestion des déchets liés au coronavirus. « Des masques et des mouchoirs sont jetés dans les poubelles de tri sélectif. Cela relève d’une mauvaise compréhension et d’un manque d’information », selon Mme Vincent-Sweet.

Notice du ministère des solidarités et de la santé quant aux déchets Covid

Pour comprendre, il faut regarder la composition des masques : ils sont faits en polypropylène, un dérivé du pétrole utilisé précisément pour sa résistance au temps, aux chocs et aux températures. Par exemple, les pailles pour siroter les sodas sont faites de polypropylène, les pare-chocs de voitures également, les pot de yaourt, etc… bref, des éléments qui ne sont pas du tout biodégradables et ne se recycle pas ou peu.

Bien que les masques mettent environ 450 ans à se dégrader, beaucoup ne prennent même pas le temps de réfléchir et jettent directement leurs détritus liés à la COVID-19 dans la nature. Ce genre de comportement est évidemment honteux, mais quand on en parle autour de soi, bien sûr tout le monde est scandalisé, personne ne jette rien par terre, c’est personne ! En réalité c’est bel et bien nous tous qui sommes responsables, ceux qui jettent dans la nature en premier lieu, ceux qui gagnent beaucoup d’argent en vendant ces masques, ceux qui les distribuent sans donner de consignes de débarras, ceux qui ne disent rien quand ils sont témoins de l’incivilité, ceux qui ne ramassent pas, ceux qui font la morale comme s’ ils n’avaient jamais rien abandonné derrière eux, et bien entendu ceux qui nous incitent à surconsommer, et dans ce cas précis à nous surprotéger.

Oui, ces masques immondes qui traînent dans la nature sont un peu de notre fait à tous, soyons en conscient, et agissons maintenant pour modifier nos comportements souvent maladroits, quelques fois égoïstes, et parfois même hypocrites.

L’État ne fera rien à ce sujet, il ne ramassera rien, à part 135 euros d’amende par ci par là, pas plus qu’il ne se préoccupe de l’avenir de la planète ou du devenir de votre famille. Cessons d’agir comme les enfants pourris-gâtés de ce système polluant et abjecte, qui de toute évidence ne souhaite pas notre bien.

Je ne m’exclus pas du problème, je crée moi aussi ma part de pollution, et j’en suis conscient. Toutefois je suis plutôt satisfait de mon comportement lorsque je prend le risque de procéder bénévolement à des opérations de « ramasquage », comprenez par là le ramassage du Mascus immondis détritus, semés par des citoyens indélicats, ou autres collectes de déchets.

Je précise à ce sujet que je ne retrouve pas tant de masques que ça dans la nature à proprement parler, ce qui me laisse penser que très peu de gens jettent leur masque par terre, du moins en espace naturel. J’en retrouve en revanche bien souvent au bord des routes (pratique, hop, par la fenêtre de la voiture le masque!), mais aussi sur les parkings à proximité des commerces, sur les trottoirs. Peu m’importe où l’objet controversé est jeté, il finira à coup sur dans la nature, puis très probablement en mer. Au cœur de l’été, pensez-y quand vous irez vous baigner dans cette soupe de déchets médicaux infectés.

« La plupart des produits jetables utilisés pendant cette crise sont composés de plastiques (masques, lingettes, suremballages). On peut malheureusement craindre une augmentation des déchets produits en raison du déconfinement et peut être aussi une augmentation des déchets abandonnés dans la nature », prévient Laura Chatel, Responsable de campagne à l’association Zero Waste France.

N’oublions pas que la dégradation du plastique prend plusieurs centaines d’années, et ne disparaît d’ailleurs jamais complètement. Pendant ce temps là « il provoque des dégâts sur la biodiversité comme l’étouffement, l’empoisonnement d’animaux, la dispersion de substances polluantes par l’intermédiaire des additifs contenus dans certains plastiques. », nous rappelle Mme Chatel.

VIDEO:

Ici un mini-documentaire de France 24 qui explique en 3 minutes la problématique des déchets Covid CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR VISIONNER

Mais alors quelles mesures sont prises par le gouvernement en réaction à cette vague de pollution plastique ? D’après Laura Chatel, « aucunes mesures spécifiques n’ont été mises en place pour limiter ce phénomène. Il y a eu quelques communiqués du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire pour rappeler que le suremballage ne protège pas contre le virus. » . Avec ça…On est bien avancé !

Laura CHATEL, Responsable de campagne à l’association Zero Waste France
Photo : Ebm.si

Toutefois, la crise de la COVID-19 aura aussi permis de mettre en lumière de nouvelles habitudes chez les français. Beaucoup ont commencé à se déplacer en vélo(tant qu’il ne pleut pas), certains se sont tournés vers la consommation « locale »(pourvu que la tendance se confirme), d’autres ont eu le temps de réfléchir à de nouveaux modes de consommation plus respectueux de l’environnement(durant 2 mois on a eu un peu de temps pour, phénomène rarissime, réfléchir, Alléluia !). La question aujourd’hui est de savoir si cette situation est simplement temporaire…, je le crains, comme dit l’adage, chassez le naturel et il revient au galop .

Mme Vincent-Sweet se montre plus optimiste que moi, « Il y a peut-être des habitudes que la population va garder, comme le vélo par exemple. Les changements se font progressivement ». J’espère que cette dernière aura raison, je note toutefois que pendant que les habitudes ne changent que très progressivement, notre planète se décrépite à bien vive allure.

Pénélope VINCENT-SWEET, Consultante en environnement
Photo : Lecese.fr

Néanmoins, « On a pu voir des choses encourageantes avec, par exemple, l’augmentation de la vente des couches lavables et réutilisables. En effet, les parents, par peur de pénurie, ont préféré les couches réutilisables. Il y a eu un recentrage sur tout ce qui est « local ». Tout cet ensemble a été bénéfique », argumente Justine Maillot de Zéro Waste Europe.

La pandémie a relancé le concept des circuits courts, c’est-à-dire la consommation locale, directement du producteur au consommateur. Attention cependant aux escroqueries, beaucoup se disent en production biologique intégrée mais utilisent des produits chimiques quand même car il savent qu’ils ne seront pas contrôlés. Les contrôles ont lieu une fois par an dans le meilleur des cas, et se font sur rendez-vous avec le producteur. Les producteurs le savent et se contentent de planquer les bidons de produits et les pulvérisateurs en cas de contrôle imminent. Les contrôles plus approfondis restent rares.

J’ai constaté dernièrement cette pratique sur une exploitation bien en vue sur l’avenue Décugis à Hyères. Je ne citerais pas ce producteur, mais il s’agit malheureusement d’une pratique courante, en l’absence de contrôles suffisants.

Prudence donc avec les producteurs autoproclamés bio et Cie! Vérifiez à minima que ces producteurs soient dûment labellisés, et accrédités par un organisme reconnu.

« Les agrimenteurs » peuvent compter sur moi, je signerai prochainement un article pour dénoncer de telles méthodes.

5 – La lutte contre la pollution au plastique doit continuer !

Les directives de l’Union Européenne s’orientent principalement sur la réduction, voire la suppression, du plastique à usage unique avec « la volonté d’adopter une législation pour assurer la durabilité des produits et pousser à leur réutilisation », explique Justine Maillot. Selon elle, toutes ces modifications doivent s’accompagner d’un changement des systèmes de distribution.

« La pollution plastique est largement poussée par l’offre plutôt que par la demande. On entend souvent l’industrie se justifier en expliquant que « les consommateurs veulent ce type d’emballage plastique ». En réalité, la crise du plastique est étroitement liée au fait qu’il y a un marché du plastique immense et qu’il est très économique à produire, notamment depuis le boom du gaz de schiste et la diminution actuelle du prix du pétrole. », précise encore Justine Maillot.

Les associations et les organismes qui luttent pour en finir avec la pollution plastique permettent d’alerter sur l’urgence de la situation actuelle. « Nous essayons de résister aux lobbies qui voudraient profiter de cette crise pour ralentir les efforts réalisés contre l’usage du plastique », conclut Laura Chatel.

Message préventif à l’attention des indélicats
Photo : Alfortville.fr

La pédagogie est indispensable, il est temps d’orienter les consommateurs vers un choix de consommation raisonnable, et beaucoup plus durable. Encore une fois, le chemin sera long comme l’observe Justine Maillot: « De façon générale, il y a encore beaucoup à faire pour que la tendance s’inverse au niveau global. Si nous n’agissons pas dès maintenant en ce qui concerne la production(de plastique- NDLR), je pense que les mesures prises et la volonté des consommateurs ne suffiront pas. »

Enfin, nous souhaitons tous rester en bonne santé le plus longtemps possible, cependant nous devons nous montrer raisonnables et responsables vis à vis de notre environnement. C’est en effet l’état de celui-ci qui déterminera notre état de santé global et général à l’avenir. Préserver la nature c’est se prémunir contre de nouvelles épidémies, et surtout c’est assurer un avenir pour les générations futures.

🌞 Excellent week-end à toutes et tous. 🌞

Ben. MASON

Publié par Ben. Mason

Jardinier autonome, spécialisé en éco-jardinage, et en permaculture.

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22 commentaires

  1. Bientôt obligatoire en extérieur aussi… Comme en Espagne depuis 2 mois, comme en Belgique depuis hier. Comme à Lille depuis aujourd’hui. Et avec l’approbation d’une majorité de la population apeurée par le matraquage médiatique et qui ne réfléchit plus (déjà qu’elle ne réfléchissait pas beaucoup). Le rouleau-compresseur est lancé et ce ne sera pas temporaire, c’est fait pour durer. Pendant ce temps 33% de chute du PIB au 2ème trimestre aux Etats-Unis. Chiffres d’ampleur historique partout dans le monde. Pire qu’en 29 ! Bon courage et bonne chance !

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    1. Effectivement j’ai bien peur que ces contraintes ne soient qu’un début. Ils ont trouvé le moyen de cliver la population dans la peur, ça marche tellement bien qu’il n’y a pas de raison d’y mettre fin.
      Je pense que je suis loin d’être le seul citoyen qui refusera d’accepter le port du masque sur la voie publique, il peuvent me mettre autant de 135 euros qu’ils voudront. C’est simple je ne les ai pas, ni en banque, ni en espèce, ni en nature. Que vont ils prendre à ceux qui n’ont rien? Vont ils nous enfermer? C’est très possible, car ils diront que nous sommes dangereux pour les autres. Du coup je pense que les gens approuveront la détention des contestataires, à cause de la peur du virus.

      Je suis très vigilant avec le sujet des libertés individuelles, et comme toi je m’inquiète un peu de la suite des évènements. Cependant l’histoire a déjà démontré que l’autorité et les mesures excessives finissent par être rejetés par la population. Quand ce sera trop, qu’on ne pourra plus bouger une oreille sans autorisation, lorsque les gens n’auront plus de sous(bientôt), le peuple ne se laissera pas faire, malheureusement il nous faudra alors peut être récupérer nos droit et libertés par la force et dans la violence.
      Personne ne souhaite une telle issue, mais il est évident qu’ils prennent toutes les mesures pour que ça se termine mal. C’est très inquiétant, mais ils me trouveront parmi beaucoup d’autres sur leur route!

      En attendant la suite, gardons la tête froide et tâchons de dénoncer ces excès avec pacifisme et bienveillance. Surtout, respectons le choix de ceux qui désirent porter le masque, nous ne devons pas laisser cet ustensile nous monter les uns contre les autres, déjà que l’objet pollue, il ne faudrait pas en plus qu’il nous rende cons.
      Les gens finiront bien par comprendre ce qui se cache derrière toutes ces mesures liberticides.
      Bien à toi
      Benjamin

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      1. « gardons la tête froide » et c’est pas évident aujourd’hui 😉
        Ils y vont petit à petit, ils sont devenus très malins en matière d’ingénierie sociale. J’aimerais partager l’optimisme de la dernière phrase de ton commentaire. A défaut, je le like en tout cas.
        Bien à toi,
        S

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      2. « respectons le choix de ceux qui désirent porter le masque » (et ça c’est mon point faible vu mon tempérament combatif) mais je me dois d’ajouter : et vice-versa mais c’est pas évident, j’ai remarqué davantage de tensions dans ce sens-là (au moins quelques regards de reproche quand je mets mon masque sous le nez car réellement au bout de quelques minutes cela m’indispose mais maintenant je ne me déplace plus qu’à vélo mais certains maires ici décident d’étendre l’obligation même en cas de jogging ou ballade à vélo !!! 😢) ce qui n’enlève rien à la validité de ta sage remarque. Si je pouvais corriger mon com précédent j’écrirais ceci : « Et avec l’approbation voire la collaboration d’une large frange de la population… ».
        Re-bien à toi 😉

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  2. Entièrement d’accord avec toi sur ce point, la tolérance marche moins bien dans l’autre sens. J’ai le même soucis que toi, le masque m’étouffe, je sais que ce n’est sans doute qu’une impression, mais je ne la contrôle pas. De plus tous ces visages masqués me font peur et me mettent extrêmement mal à l’aise. Du coup, j’ai droit à des remarques, je me fait traiter d’égoïste, d’inconscient… enfin ce genre de couplets!
    Je m’oppose au masque pour différentes raisons qui m’appartiennent, mais je ne lutte pas contre ceux qui désirent le porter. Après tout, si ça peut leur donner une impression de sécurité, je n’y vois pas d’inconvénient.
    Ceci dit, je préfère laisser à ces personnes la faiblesse de l’intolérance, et ne souhaite surtout pas me rabaisser à un tel niveau qui à mon sens est du plus bas standing!
    Ces personnes me font de la peine, car je sais qu’elles surréagissent sous le coup de la peur, cependant la situation m’est très pénible à vivre.
    J’aime beaucoup la fable qui consiste à dire « je le porte pour protéger les autres ». Que faut il comprendre? Que leur santé les indiffère? Quel altruisme! Ensuite pourquoi veulent-ils protéger les autres puisqu’ils portent aussi un masque? De plus si ceux qui ne se protègent pas tombent malade qu’est-ce que ça peut leur faire? Des gens meurent aussi du Sida, s’assurent-ils aussi que tous nos concitoyens portent bien la capote quand ils copulent? Quelle hypocrisie.
    Ce sont eux avant tout qu’ils souhaitent protéger, en toute légitimité d’ailleurs, pourquoi n’assument ils pas ce fait?
    Les médias leur font croire et dire n’importe quoi, c’est fou.

    J’espère que des médecins et politiciens raisonnables mettront un terme à cette folie du masque. M’enfin c’est très peu probable. Comme tu dit le compresseur est en route et rien ne l’arrêtera!
    Merci pour ces échanges.

    Bon courage

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    1. A titre tout à fait personnel je ne peux m’empêcher d’éprouver un certain mépris pour une telle addition de conneries et surtout de docilité pour ne pas dire de lâcheté de la part de mes contemporains masqués – mauvais standing ou pas 😉

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      1. Je comprend ta colère, et ton incompréhension que je partage. Je ne te jugerai donc absolument pas.
        Je suis moi aussi très remonté face à tant de docilité, d’ailleurs la division à ce sujet a déjà commencé au sein de ma propre famille, je ne les reconnais tout simplement plus.
        Cependant, mon caractère fait que j’ai tendance à m’effacer, et à me retrancher dans ma bulle, sauf quand je me sens acculé, je peux alors devenir lion (un comble pour un verseau). Raison pour laquelle j’évite de croiser du monde en ce moment.
        Courage!

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      2. Exactement le même problème que toi dans mon proche entourage !!! Et on n’est pas les seuls !
        Moi j’ai sans doute un caractère un peu plus « rentre-dedans » quoique ça oscille pas mal en bonne Balance que je suis !
        Très sincèrement bon courage également et au plaisir !
        Stéphane

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    1. Merci à toi Tu Hong, pour ton suivi, ton soutien, et ton attitude résolument positive.🙏
      Le monde a besoin de personnes comme toi, surtout en ces temps pour le moins incertains. J’essaie de prendre exemple sur ton optimisme mais mes capacités à positiver sont encore bien moindre que les tiennes.😞
      à bientôt
      Ben

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      1. Ben,
        🙏 M’ci.
        Je suis certes imparfaite mais j’essaie de faire de mon mieux. Tu es une personne inspirante alors continue comme ça. Parfois, tu me rappelles à l’ordre (penser à l’environnement, les plantes et les animaux mais aussi découvrir de belles personnalités qui sont des modèles à suivre…) et ce, grâce à tes articles. Ca me motive.
        Bravo pour le ramassage de masques et des autres déchets. Je salue tes gestes pour l’environnement.
        Voici un peu de positivité que je t’envoie via le souffle du vent 💨🌿🌱🌳🍀🍃

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  3. Merci Ben pour ton article. Je comprends ton désarroi face à l’attitude de certaines personnes qui se protègent et qui jetent leur masque dans la nature ou sur la route.
    A Dinard, je me suis marré. J’ai vu des gens sortir d’un bateau de croisière masqués et une fois à quai enlever leurs masques pour tirer une clope! Protégeons nos poumons du covid mais pas du cancer du poumon qui fait 0 victimes/an comme chacun sait. Puisque les gens se sentent rassurés avec un masque, il faut savoir que la taille du virus est de l’ordre du nanomètre. Donc si virus il y a , ça passe! Que faire? Arretons d’avoir peur déjà. renforçons notre système immunitaire par une alimenta

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  4. tion et une hygiène de qualité. Pour les conseils, je préfère suivre ceux du docteur Joyeux que d’écouter les faux docteurs gricheux. Par exemple, consommer des aliments riches en zinc. Si vous supportez les huitres, c’est le moment! Bon courage à toi et gardopns le moral au bal masqué oyé oyé! Alan

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    1. Merci Alan pour ces mots, tu as un pouvoir pour remonter le moral, grâce à ton sens de l’humour et tes remarques pertinentes et réfléchies.
      Pas mal la scène sur le port de Dinard😂. Effectivement on peut se demander à quoi ça rime de vouloir se protéger du virus quand on s’inocule le cancer quotidiennement. J’ai également vu aux infos un sujet sur la chaleur, où ils filmait la vendeuse d’un stand de glaces, dûment masquée, mais qui confectionnait et distribuait ses cornets vanille-fraise sans porter de gants. 😃Pour moi ce sera deux boules covid-chocolat s’il vous plaît. Quelle mascarade cette histoire!
      Il est vrai que quel que soit le type de masque, tout ce qui est plus petit que 3 microns passe, ces masques sont donc suffisant pour les particules et les bactéries, mais un virus est effectivement bien plus petit encore.

      Je vais me mettre un petit coup de compagnie créole pour tenter quelque chose qui soit « bon pour le moral ». 😉
      Prends soin de toi
      Ben

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      1. L’avantage aussi avec le masque, c’est que tu concentres tes proppres virus, bactéries et ton monoxyde de carbone. Certaines personnes chopent de l’herpès. Autre avantage du masque à longueur de journée. Tu respires en apnée 😉 Bientôt le tube de plngée au bout avec la boule de ping pong anti retour de covid. La grosse rigolade ! Mais par contre, on continue à manger du boulet cl

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    1. Je propose masque et tuba obligatoires dans les rayons alimentaires de la grande distribution histoire de rester logique(avec balle de ping-pong bien sûr), avec palmes facultatives mais conseillées, restons prudent.

      L’autre jour sur le trottoir une dame a fait un écart pour m’éviter(oui, je n’avais pas ma combinaison de plongée), elle est descendue du trottoir sur la chaussée, et a préféré se faire frôler par un camion de livraison que de passer à proximité de moi. Pourtant je pense que nous avions la place de nous croiser sans risques. Enfin, chacun est libre de choisir sa fin.
      Comme tu dis « restons zen »
      Bonne soirée Alan

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  5. J’ai lu avec attention votre article sur le masque Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous écrivez même si je n’en ai pas l’air parce que je suis sans doute plus raisonnable (à ne pas confondre avec docilité).
    J’ai déjà remarqué que vous avez un TALENT CERTAIN DE LANCEUR D’ALERTE et je vous en félicite. C’est ce qui me plait dans votre blog car vous êtes toujours à la pointe de sujets brulants et que vous n’hésitez pas à donner votre avis. C’est le cas du sujet de ce jour pour vous qui êtes viscéralement attaché à la protection de l’Environnement et à la conservation de la Planète..
    C’est vrai que c’est immonde de voir tous ces masques non recyclables trainer dans les rues. Bravo pour votre travail de ramassage mais ce n’est pas normal qu’on en arrive là.
    Restons mobilisés mais dites vous que dans la vie il y a toujours les « pour » les « contre » et ceux qui n’ont pas d’opinion; alors soyons bienveillants et comme vous le dites vous même, gardons la tête froide en attendant des jours meilleurs et restons ZEN.
    Comme souvent, le temps vous donnera raison.
    Très bonne journée à vous et à bientôt de vous lire.

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    1. Merci Elienad pour votre mot encourageant.
      Je suis flatté que vous me trouviez du talent même si je n’emploierais pas ce terme. Il se trouve simplement que je respecte la planète comme une mère, la nature dans sa puissance humble et bienveillante m’inspire, tout le talent vient donc d’elle. Moi je sais juste écrire, et parfois réfléchir (peut être trop).
      Je précise que je ne lance aucune alerte, d’autres le font très bien, mais ne sont malheureusement que peu écoutés. Via mon blog, j’ai parfois l’occasion de relayer ces alertes afin qu’elles puissent arriver aux oreilles d’un plus large public. Je le fais avec la conviction qu’il est parfois important de mettre en lumière certains faits que les médias classiques ne souhaitent pas mettre en avant.
      Je ne gagne rien à faire ça, à part de perdre quelques abonnés choqués, je regrette d’ailleurs leur décision de résilier leur abonnement, mais que voulez-vous, comme vous le dites « il y a des pour et des contres » et ceux qui ne savent plus trop quoi penser. Sachez que je respecte les opinions de chacun d’entre eux, même si parfois celles-ci divergent beaucoup des miennes.
      Je comprend également que certains de mes plaidoyers soient parfois mal compris où mal interprétés par certaines personnes, comme dit le proverbe « les hommes n’habitent pas tous la terre de la même façon. »
      De la même manière que je peux parfois comprendre certaines choses grâce au point de vue différent d’autrui, j’essaie de faire réaliser certaines subtilités que j’ai pu identifier par le prisme différent qu’est le mien.

      Par ailleurs il m’est compliqué de me lancer dans ces sujets un peu polémiques, souvent politiques, ce n’est pas mon terrain habituel. Celui-ci comme vous le savez se situe plus parmi les végétaux, la terre, la faune, et l’environnement. Malgré tout, mes convictions m’obligent parfois à sortir un peu de ma zone de confort pour faire passer des messages. Cela fait aussi partie de l’identité de mon blog, j’aime pousser mon petit coup de gueule de temps en temps.

      Je vous souhaite une bonne soirée
      Benjamin

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