ORBEA PULCHELLA

La plante aux étoiles de mer

Dans la série des plantes pas banales je vous présente aujourd’hui la superbe Orbea pulchella. Cette plante grasse peu commune a la particularité de produire de jolies fleurs qui ressemblent à des étoiles de mer. Une belle curiosité botanique à cultiver en serre, véranda, ou intérieur bien lumineux.

Photo : Flickr.fr

1 – Description botanique

Orbea pulchella, aussi connue sous le nom de Stapelia est une plante succulente de la famille des Asclépiadacées. Cette famille, appelées couramment les stapelias, regroupe, en autres, de nombreuses plantes grasses et plantes à caudex, originaires d’Afrique. Les fleurs sont très évoluées, entretenant des relations étroites et spécifiques avec les insectes.

Orbea pulchella présente un groupe de tiges charnues et dressées. La plante ne porte pas de feuilles, ce sont ses tiges, glabres, relativement courtes et épaisses, qui prennent en charge la fonction chlorophyllienne. Les tiges, quadrangulaires, d’une dizaine de cm de longueur pour environ 8 à 10 mm d’épaisseur, montre 4 rangées de petits tubercules pointu, mais non piquants. Chaque petite pointe est surmontée d’un creux : un bourgeon capable de produire une ramification. Les ramifications se développent essentiellement près de la base de la tige. Plus haut, quelques bourgeons sont visibles entre les côtes, ce sont ceux susceptibles de produire une hampe florale courte, portant 1 à 3 fleurs qui se succèdent à la fin de l’été.

Les fleurs plates et très curieuses sont portées par un pédoncule de 4 à 5 cm. Elle forme une belle étoile cireuse et coriace, jaune pâle moucheté de brun, de 6 à 8 cm de diamètre. Les pièces sexuelles sont extrêmement modifiées : le centre de la fleur présente une couronne au centre de laquelle se situe le stigmate. Le pollen est regroupée en pollinies, comme chez les orchidées, bien protégées sous la couronne, et demande une action mécanique vigoureuse pour être déplacer et ainsi pouvoir féconder une fleur. Ce travail est généralement effectué par des mouches. En effet, les mouches sont attirées par cette curieuse fleur, dont les teintes ainsi que l’odeur rappellent plus ou moins la viande avariée.

S’il y a fécondation, la plante développera deux gros haricots soudés par la base, verts striés de rouge, qui ne pourront libérer leurs graines qu’au printemps suivant. Les graines sont plates, munies de soies pour leur permettre d’être dispersées par le vent.

Nom scientifique – Orbea pulchella
Synonyme – Stapelia ou cactus étoile de mer
Famille – Asclépiadacées
Origine – Afrique
Floraison – septembre
Fleurs – Rouge, blanche, jaune ou marron
Type – plante succulente
Végétation – herbacée
Feuillage – persistant
Hauteur – 12 cm
Gravure botanique : Panteek.com

2 – Conseils de culture

Orbea pulchella demande un sol minéral et drainant. Préférez un mélange ne contenant pas de terreau, car il favorisera le développement des cochenilles (toutes les Asclépiadacées les attirent particulièrement). Il est donc cultivé dans un mélange de terre de jardin de type argileuse et ou limoneuse, mélangé de moitié avec du sable grossier. Le rempotage est possible d’avril à juillet.

À partir d’avril, l’Orbea est arrosé chaque fois que son substrat a entièrement séché. Cette plante succulente aime la chaleur et une forte luminosité, en soleil direct ou non. Elle doit emmagasiner suffisamment de chaleur et de lumière pour pouvoir fleurir à la fin de l’été.

À l’automne, après la floraison, on supprimera les tiges. De nouvelles apparaîtront : ce sont elles qui donneront des fleurs.

Photo : Apodagis.com

L’hiver est une saison de repos : à partir de fin septembre, les arrosages sont stoppés. La plante est conservée dans une pièce lumineuse, entre 2 et 12 °C. Si elle semble trop se faner, la terre peut être légèrement humectée une fois ou deux durant l’hiver.

La présence de taches noires sur la tige est un signe qu’il y a trop d’humidité. Il faut limiter les arrosages. Prélevez alors quelques boutures non atteintes, elles s’enracinent sans soucis. La pourriture sèche est moins dangereuse, elle atteint le haut de la tige, souvent en hiver. Les morceaux desséchés se retirent facilement et laissent une plaie nette.

3 – Multiplication

Le plus simple est de bouturer Orbea pulchella. Par ailleurs, les tiges peuvent se marcotter facilement : de petites racines apparaissent sur les tiges en contact avec la terre.

Il est également possible de la semer dans un substrat minéral ( sable de rivière). Ce procédé est évidemment bien plus long et nécessitera plus d’attention.

Photo : Pinterest.com

4 – Variétés intéressantes

Le genre comprend une vingtaine d’espèces, voici une sélection des plus jolies :

Orbea variegata, la plus facile à cultiver

Photo : Anniesannuals.com

Orbea lepida, fleur jaune soufre, mouchetée de petites taches brunes. Elle mesure entre 3 et 4 cm de diamètre.

Photo : Southseedsbank.com

Orbea semitubiflora, aux fleurs rouge sombre

Photo : Worldofsucculents.com

Orbea ciliata, belle floraison ivoire au contour cilié

Photo : Pinterest.com

Orbea semota, aux petites fleurs jaunes

Photo : Worldofsucculents.com

Orbea laticorona, fleurs orangées, au cœur rouge-violacé

Photo : Sukulenty-sps.cz

Orbea carnosa, aux petites fleurs pourpres tachetées de blanc et campanulées

Photo : Pinterest.com

Orbea maculata, fleurs aux segments subtilement arrondis

Photo : Pinterest.com

Orbea lutea , à la floraison en étoile jaune

Photo : Pinterest.com

Orbea cooperi , splendide fleur rouge et grise

Photo : Pinterest.com

Orbea grandiflora , très grande fleur rouge et velue.

Photo : Etsy.com

Enfin, cette sympathique plante n’étant que rarement proposée en jardinerie, je vous suggère de vous orienter vers des pépinières spécialisées dans les plantes grasses et cactées.

Il existe aussi des sites internet qui proposent des graines, il vous suffira de chiner un peu tout en restant vigilant sur la provenance.

Photo : Pinterest.com

Je vous adresse un grand merci pour vos commentaires, vos appréciations, et votre aimable suivi qui permet à ce Blog de progressivement évoluer et s’améliorer.

Excellent week-end à tous !

Ben. MASON

LE DICTON DU JARDINIER :

« à la mi-novembre passée, il peut venter et neiger à souhait. »

🍂🌬❄🌪🍂

Publié par Ben. Mason

Jardinier autonome, spécialisé en éco-jardinage, et en permaculture.

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8 commentaires

  1. Très insolite, en effet, cette plante dont je n’ai jamais entendu parler. Je la trouve très belle et je retiens la variété Orbea Maculata .En revanche, si elle sent la viande avariée ce n’est pas très attrayant. Merci en tous cas de cette découverte

    Aimé par 1 personne

    1. Chère Elienad,
      🙏Merci pour votre observation, je trouve moi aussi la variété Maculata absolument splendide. J’ai par ailleurs négligé de préciser dans l’article que l’odeur nauséabonde de cette fleur ne nous est pas perceptible, à moins d’avoir le nez dessus, ou un odorat surdéveloppé😉.
      Merci pour votre intervention pertinente, et votre suivi.
      Je vous souhaite un agréable dimanche
      Ben

      J'aime

    1. Merci beaucoup Fuego,
      👍Il est en effet important que tu indiques la source (auteur) de la photo si tu la postes sur Insta. J’ai en effet déjà eu une ou deux remarques au sujet de photos dont je ne possède pas les droits.
      Il faut donc être prudent et toujours indiquer sous le cliché, l’origine de celui-ci.
      Excellent dimanche à toi

      Ben

      J'aime

  2. Fan des étoiles de mer, j’apprécie évidemment en particulier l’Orbea laticorona qui ressemble étrangement à ses consœurs en eau salée. Question: comme pour la poule et l’œuf, qui est née la première: sur terre ou en mer?Je lance le débat :).
    Merci Ben pour cette belle découverte d’une biodiversité toujours aussi belle et surprenante.

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou cher Alan,
      Je suis comme toi un amoureux de la mer, bien que je ne soit pas marin. Il est vrai que la ressemblance avec l’étoile de mer est frappante, surtout avec les variétés aux coloris vifs.
      Je pense (pour tenter d’alimenter la question de ton débat), qu’il y a des redondances dans la nature, et il est plus que probable que l’étoile de mer soit présente depuis bien plus longtemps que sa cousine végétale. En revanche, pour l’œuf et la poule… je ne sais pas! (le débat reste ouvert)😂

      Par ailleurs, j’ai eu tardivement ton dernier mot concernant la mise de mon commentaire en indésirable. J’ai posté quelques mots sur tes derniers articles, mais ils ne semblent pas passer.😞
      Je crois que suite à cette manip de mise en indésirable, tous les messages suivants se retrouvent expédiés dans le dossier des indésirables. Il faudrait que tu accèdes au tableau de bord de ton blog, et que tu ailles dans l’onglet « commentaires. En haut de page tu verras plusieurs petits onglets ( approuvés – corbeille – indésirables ). Clique sur indésirables, les messages s’affichent, et tu peux soit supprimer le message, et aussi bloquer l’utilisateur, ou rétablir dans les commentaires approuvés.

      Je te souhaite une belle journée
      Ben

      J'aime

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